Un paysage avec atelier / A landscape with atelier

18 novembre 2011

…souffle

le vent
comme la vie
dessine ses traits

le silence

l’horizon pâle de l’aube

la robe d’une danse…

ce qui clôt et ce qui désigne

lettre

à

lettre

se

détache

épelé

des amants.

… breath

wind
as life
draws its outlines
what ends and shows

silence

pale skyline at dawn

a dress for a dance

what ends and shows

letter

by

letter

breaks away

spelled

from lovers

Station

5 novembre 2011

1)
loin cet état

tir

passée de nuit

haine à la porte

le tant déjà achevé de l’instant

le bûcheron et l’arbre vieux…

2)
temps arrêt
pourquoi des mots
suspens du geste

je de l’être

3)
s’accorde au vent

se perd

(rumeurs des passés…

4)
oubli sous la neige

dessein blanc sous blanc

page

page effacée

5)
que dire en ses accords ?

6)
assez présence
assez des corps
assez d’échos et de déesses

7)
état de gravure

morsure ancienne

chemin pèlerin

chemin…

8)
…des octaves
se souvenir

ce souvenir

mélodie hongroise

Franz Liszt

le temps dévoué

9)
du flot

la nuit malgré la nuit

10)
comme en marchant

« …promenade parfaite… »

il aurait dit…

11)
en cette raison

notre devoir

12)
de l’alchimie

: « …prends le loup gris… »

…sans…

27 octobre 2011

jour sans… jour
ci gît… où ?

cent luminaires dans le souffle
le… souffre du temps
ou la grande aire

les pas

qui n’est premier par accident
ou marche des silences

bataille de San-Romano

un souvenir et…

…Massacre des Innocents…

Duc : ta saison dans l’hier qui vient

manque le vent

Nous…

Dit du passé

le fixe

ou le serpent de la déraison…

ce qu’il faut chercher entre

au plus près

comme au plus ancien de l’image.

tue nous dit le passé

tu vous

archéologie d’être

: vieil homme
reclus

pain souffre vanité.

même absence

…lumières fêtes galantes fleurs

effleure

feu

ailes
et temps

Icare

grand incendiaire…

Deux poèmes de Marie Florence Ehret

17 mars 2010

1)

La liberté est noire
comme le visage de mon amour
Blanche comme le visage de mon amour
Ivoire comme le visage de mon amour
Brune pâle rose ébène
La liberté sans l’amour
n’a plus de couleur

2)

Comment vivre à vingt ans
si l’avenir est sans promesses?
Comment vivre à vingt ans
si le futur a un couteau caché dans le dos
Comment vivre à vingt ans
si le présent est bordé de misère

Comment vivre à trente ans
avec seulement deux bras
et deux yeux
et un corps plein
de blessures ignorées?
comment vivre à trente ans
au milieu d’une guerre de robots?

Comment vivre en humain
dans un monde qui en a oublié
le cheminement
Comment vivre
sans vieillir?

Marie Florence Ehret

Autres Stations…

12 août 2009

 

1)

Voyelle blanche.

 

Colère.

 

Colère.


Lune.

 

Bourreau.

Croissant.

 

La hache …

 

Athos en aurait dit ou…

                                        ce gibet…

 

(…danser sous le gibet…

 

 

2)

…soit le temps

 

: Ulysse, ses voyages…

 

ou Socrate…

                     ses rues…

 

vide

 

désert

 

rues…

 

vent de glace

 

                          et ces musiques…

 

Cette musique
 

…Seul à l’entendre…

 

                                   Toi

 


« …potence majuscule 

                          …diagonale du pendu… »

 

 

3)

…pleurer

               …et elle

: son mariage

                       en ordre.

 

…musique… musique…

                                      ( seule à l’entendre…

 

 

blanc glauque

 

banc
 

                                   le jour

 

        sans les oiseaux.

 

 

4)

 

     « … toutes ces choses

                              … toutes ces choses là

 

       … on ne sait qu’en faire

                             … on ne sait qu’en défaire

 

       …ça se perd !!…

 

                              …ça se perd !!… »

 

 

5)

 

départ

 

clarté tumultueuse de midi

 

la vie roule dans ton absence

et tu as ton idée de la baie

des oiseaux

du pain de l’été…

 

 

6)

 

             …certitudes…?

 

la nature?

 

la main de l’homme?

 

l’hostilité des lézards et des mouches?

 

« …belle  marchant ainsi de lumière déchirée… »

 

 

Stations III

2 juillet 2009

1)

pour l’instant se concentrer

 

site plus éloigné

 

les environs…

 

« … bien sûr nous y veillons… »

 

effacer les traces…

 

 

2)

« …le temps… un adversaire… »

 

l’instant

 

inutile d’en débattre.

 

 

3)

règles du savoir

 

vous devez le savoir.

 

 

4)

naturellement et avant tout la ville voisine

 

dans la même plaine…

 

                                    …fertile  la plaine

 

naturelle

 

ment.

 

sourire attendri…

 

( visiter les curiosités de la ville…

 

 

5)

dans une certaine mesure le pardon

 

la vérité néanmoins différente

 

le pardon…

 

raison familiale

 

profession

 

responsabilité …

 

                                responsabilités…

 

négliger les vérités tout au long de sa vie…

 

 

6)

toujours autour

 

tout autour

 

                 …et le ciel bas et le ciel lourd…

 

vous ne le voyez pas?

 

 

7)

seule chose

 

: la peur

 

le voyage…

 

déjà fait ce voyage

 

dans l’abstrait…

 

 

éclaircir ce principe.

 

 

8)

condition

 

aller jusqu’à l’épuisement

 

l’épuisement…

 

 

laisser sombrer

 

 

oubli

 

oubli vague de certaine femme

 

nuits…

 

nuits d’été…

 

 

9)

temps du rien

 

rien du temps

 

 

le thé

 

son verbe

 

vent léger

 

est-ce?

 

 

10)

« …si je le suis répondit l’hôte… »

 

 

et croire que de loin

 

tu blesses

 

                … la mauvaise foi pour ainsi dire…

 

 

11)

tournant plage première

 

les éternels du rêve

 

ou les êtres du vrai

 

pour quelle ambre ?

 

 

12)

le livre

une adresse

 

ce qu’il y a dans l’entre nous

 

sur la page penché

 

vieil homme

 

sa table

 

l’espace des pensées

 

              … nuits de la cendre et nuits de l’âge…

 

quel nom n’est pas sur la liste?

 

                                                                                    G.Fournaison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stations II

13 mai 2009

Stations II

 

(pour Christian Dachez)

 

1)

 

comme la ritournelle d’une chanson

 

drame de l’amour

 

drame de la jalousie

 

drame…

 

               même voix

 

et les soucis

 

                       les soucis du ménage

 

 

journée fatigante

 

 

journée…qu’est-ce que tu as…

 

          « …qu’est-ce que tu as ?… »

 

 

…désordre

 

le désordre

 

                    et les photographies des enfants. 

 

 

2)

 

pièces

 

sombres

 

à peine un souffle

 

flou cauchemar

 

essayer savoir

 

essayer de savoir

 

quelquefois…

 

 

3)

 

jeune…

 

               « …Oh monsieur!!… »

 

mais si

 

                fort jolie

 

oui monsieur

 

                           non monsieur

 

 

non !

 

 

4)

 

« …si vous connaissiez maman… »

 

papa…?

 

            … vu qu’il ne s’arrêtait pas

 

l’ai suivi

 

ne disait rien…

 

 

5)

 

…quelle adresse?

 

 

rendez vous bords de fleuve

 

bords de rivière

 

bords de ruisseau

 

ou ponts

 

 

                …personne…

 

Personne.

 

 

6)

 

saison courbe

 

à une question

 

 

ce matin

 

 

image

 

: une étoile meurt

 

à des millions d’années lumière

 

et dans les paradigmes de l’opus 10

 

du grand Ludwig…

 

                                ce matin…

 

 

7)

 

c’était rue des Dames…

 

 

8)

 

mystère des circonstances et du bureau

 

le temps que tu attends

 

                                               les temps

 

 

9)

 

…et les saisons

                         …les saisons…

 

 

 

10)

 

ainsi la ville

 

jours ciel sans lune

 

ombre immobile

 

parfois

 

            pour écouter

 

 

 

11)

 

cachettes autres

 

dont la torture

 

(secret des expéditions

 

: des fleurs…

 

                     …la fenêtre

 

 

loin…

 

 

 

12)

 

temps des batailles

 

nuit des tourments

 

nuit barbelée

 

 

lieu dit

 

             : l’Aulnoie…

 

 

                                                G.Fournaison

 

 

 

 

Suite

29 mars 2009

1)


le Nom

l’orage

et c’est un cri

ou la richesse avec le temps

 

( se brise dans l’éclair

ligne à ligne…

 

2)

ce souvenir

: midi plein

fils tirés mur à mur

et ce linge

ce linge

étendard quotidien

 

( au détour d’une rue

galerie

toiles d’un peintre inconnu

cires…

 

3)

basalte

lumière…

               ( vive, la lumière

                                          toujours !

 

alternance de…

 

rue aux dames

 

la nuit

 

            « …les nuits… »

 

4)

jeu des pas après pas

 

conduit…

 

matins  brumes et gelées

 

bouge graillonnant

mauvais parfums des fards

fourrures fausses

faux airs de canailles

 

tabac d’ombre et de gris

 

obsession de l’argent et richesse étalée

 

désir de vol…

 

5)

…désert des silences

 

tous les dits de l’amour

le jeu de l’être qui se veut disert

 

propos de paillantine

 

girie de comptoir

 

guinguet de l’aube

 

triste.

 

Photo-graphie

20 février 2009

 

Au lecteur de passage

 

Merci, lecteur de t’attarder et de t’arrêter

 

sur les liens,

 

merci de visiter longuement le blog de

 

Didier Lemarchand

 

et de pénétrer le temps de ses images….

 

Nous y reviendrons bientôt…

 

                                                                             G.Fournaison 

7 décembre 2008

            Suite…

1)

la grille    en ce jardin     marque son signe

aux  arbres des pelouses sourit le désert

 

le désert du dimanche

 

… et se prononce dans l’hiver  le matin

 

 2)

vague après vague s’enfle de bruit en blanc

la rumeur

 

long passage

 

éclat

 

lumière nue

 

3)

la foule     les rues

les étages

ceux que persiennes

               persiennes

 

et que les bruits…

 

nos semblables   les nôtres

 

: messieurs

chapeaux

destins

 

nos résidents

 

s’attardent

 

4)

Ciel changé ciel

pavé se perd

 

coups…

 

conseillent chapeaux

 

5)

en étaler comme à la criée

de boutique en boutique en boutique

et de vitre…

 

ou les devantures

 

poussière

 

buée

 

personnages…

 

                           en pourpoint feu

jouent terre et terre

                                       roture cynique

 

(ostinato fugué…

 

6)

« …abattre seulement les colonnes…

                                  les colonnes de tête

les abattre…

                        et les abattre… »

 

 

sénilité

                  sénilité sinistre

                                                impatience

 

froid.

 

             Le Froid.

12