Suite…

1)

la grille    en ce jardin     marque son signe

aux  arbres des pelouses sourit le désert

 

le désert du dimanche

 

… et se prononce dans l’hiver  le matin

 

 2)

vague après vague s’enfle de bruit en blanc

la rumeur

 

long passage

 

éclat

 

lumière nue

 

3)

la foule     les rues

les étages

ceux que persiennes

               persiennes

 

et que les bruits…

 

nos semblables   les nôtres

 

: messieurs

chapeaux

destins

 

nos résidents

 

s’attardent

 

4)

Ciel changé ciel

pavé se perd

 

coups…

 

conseillent chapeaux

 

5)

en étaler comme à la criée

de boutique en boutique en boutique

et de vitre…

 

ou les devantures

 

poussière

 

buée

 

personnages…

 

                           en pourpoint feu

jouent terre et terre

                                       roture cynique

 

(ostinato fugué…

 

6)

« …abattre seulement les colonnes…

                                  les colonnes de tête

les abattre…

                        et les abattre… »

 

 

sénilité

                  sénilité sinistre

                                                impatience

 

froid.

 

             Le Froid.

6 Réponses à “”

  1. estemusique dit :

    Très beau poème , avec ostinato fugue, pas si courant comme vocable dans ta poésie.
    Esté

  2. communressac dit :

    y a du beau… du pas simple aussi
    trouver la juste distance aux mots
    entre soi et les autres
    entre parole et langage

    belle tentative
    merci

  3. Merci de votre lecture. M’autorisez-vous à citer votre blog dans mes liens? Cordialement. G.F.

  4. bokkelandt dit :

    Bonjour Gérard , toutes mes félicitations pour tous ces jolis poêmes . Surtout dans le style haÏku, j’adore
    Un marin,
    La mer
    Le sable
    La terre
    La table

    Des boissons
    Des étains
    Des mauvais vins
    Des poissons

    Un récit
    Une lame
    Un récif
    Un drame

    Les enfants , la femme
    La cheminée
    Les pensées
    Les douces flammes

    Le retour enfin
    L’ivresse et la joie
    Les confins
    Le désarroi

    J’avais écrit cela lors de la disparition de marins pêcheurs, entrainés par le fond suite à…. on ne le saura jamais . Bien amicalement , Francis .

    Un récit

  5. Fournier dit :

    Bonsoir Gérard,

    Heureux de te savoir toujours en pleine créativité
    De mon côté on peut aller voir du côté des éditions Aspect (Nancy)
    Viens-tu quelque fois à Paris?

    Bonjour à tout le monde
    Bernard Fournier

  6. Mario URBANET dit :

    Merci pour ce voyage au fil des mots. je me suis laissé porté, et des traces demeurent en mpoi, qui me tourmentent, jusqu’à creuser le sens pour vivre mieux. La poésie, OUI cela est utile ! …
    Mario Urbanet

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